Les Derniers jours d’une ville
Tamer El Saïd
Émirats arabes unis, Royaume-Uni, Égypte, Allemagne, 2016, 118 min

Les Derniers jours d’une ville, Tamer El Saïd, Émirats arabes unis, Royaume-Uni, Égypte, Allemagne, 2016, 118’

Synopsis

2009, Le Caire, Egypte.Khalid, un réalisateur de 35 ans se bat pour réaliser un film qui saisirait l’âme de sa ville.
Avec l’aide d’amis qui lui envoient des images de leur vie à Beyrouth, Bagdad ou encore Berlin, il trouve la force de continuer à vivre la douloureuse beauté des «  derniers jours d’une ville  ».

Dans la splendeur en déclin du centre-ville du Caire, Khalid, un réalisateur de 35 ans, tente de capturer dans son film le souffle de la ville, tandis qu’autour de lui rêves et immeubles tombent en poussière. Avec l’aide de ses amis qui filment leur vie et lui envoient leurs vidéos de Beyrouth, Bagdad et Berlin, il trouve la force de faire face à la dureté et la beauté de l’existence.

À propos du film

In the Last Days of the City  ; porte en lui la mélancolie d’un requiem. Fin 2008, deux ans avant le mouvement protestataire qui allait gagner le pays, le réalisateur égyptien Tamer El Said a commencé à filmer la ville du Caire, déjà étouffée par l’autorité du régime d’Hosni Moubarak depuis plus de 30 ans. Ce n’est pas donc un hasard si nous croisons dans son premier long-métrage un autre réalisateur hésitant, aussi perdu dans le montage de son film que dans sa propre vie : sa mère est hospitalisée en phase terminale, celle qu’il aime se prépare à quitter le pays et lui-même cherche un appartement dans une ville encombrée et chaotique. De Beyrouth, Bagdad et Berlin lui parviennent des images qui disent aussi les divisions d’un monde arabe en pleine errance ou décomposition. Quelle fonction le cinéma peut-il alors donner ? Et quelle place définir entre deux mouvements interférants : celui qui s’intensifie dans les rues de la capitale égyptienne et celui, plus intérieur, de Khalid ? Le premier long-métrage de Tamer El Said répond à cette question par d’autres questions. Quels sont les derniers jours de la ville évoqués par le titre ? Sont-ce ceux de la ville telle que nous la connaissons ou ceux de Khalid avant qu’il ne s’en éloigne ? Sommes-nous à la veille d’un hypothétique renouveau ou déjà engagés dans un processus apocalyptique de dissolution de la société civile ? AR
Sur le site de 3 continents

Générique

Titre

Les Derniers jours d’une ville

Titre original

Akher Ayam el Madina

Réalisateur

Tamer El Saïd

Auteur

Rasha Salti
Tamer El Saïd

Son

Victor Bresse
Mikael Barre

Montage

Mohamed Abdel Gawad
Barbara Bossuet
Vartan Avakian

Production

Michel Balagué
Tamer El Saïd
Sunnyland film
Zero production
Mengamuk films
Autonomous

Distribution

Still Moving

Pays

Émirats arabes unis, Royaume-Uni, Égypte, Allemagne

Année

2016

Distinctions

Montgolfière d’Or, festival des 3 Continents, Nantes 2016.